MARIE-LUCE THOMAS

..DE PASSAGE…

Marie-Luce Thomas

     … De passage …

    De bribes en bribes comme un « nuage distrait »

    une traversée qui se pose, se défait ou s’épaissit, infinie.

    des espaces en suspens…

    De passage … comme on dit de passage chez des amis.

    Un peu chez soi, un peu ailleurs,

    ici, en bonne compagnie.    

 

Le titre de l’expo « De passage  » concerne directement ma démarche artistique toute entière dans la recherche et la construction d’ espaces ( ni peintures, pas tout à fait sculptures, à l’orée de l’architecture plutôt ..)   où se déploient formes planes ou volumes, où la lumière, le noir, l’ombre et la transparence sont le vocabulaire de base. Les matériaux par leur nature – plexiglas, aluminium, verre organique, calque, laque etc. – s’y frottent, se confondent, dialoguent pour créer des « entre deux »  dont chacun est invité à faire l’expérience. Ce travail  ne se satisfait pas du clos, du cadre, de la limite. Des catégories en somme. Même si la tentation est grande de s’y  rassurer. Il façonne plutôt des leçons d’équilibre, se laisse aller à des échappées opalescentes,  pratique le reflet et la transparence pour confondre l’avant et l’arrière, l’en deçà et l’au-delà. Il brouille les pistes de la reconnaissance, se joue des espaces disjoints, manifeste cette idée de rendre tangible le fragile, le fugace, le précaire. L’indétermination des états, ce qui est et qui n’est pas. Une exploration « aux bords des mondes ».

 

Ce titre concerne aussi mon passage, parmi d’autres artistes, à la galerie Lyeuxcommuns   et la façon de le concevoir . Du fait de son espace et de la durée de la présentation, ce petit lieu contemporain, associatif et convivial, offre un terrain de jeux quant à la manière de vivre une exposition. « De passage », propose donc un  parcours partiel, partagé et évolutif . Un tempo différé, des interventions autres, un accueil coloré. Une pièce renouvelée chaque semaine…

Jean Luc Cappozzo à l'exposition De passage  Jean-Luc Cappozzo a bien voulu accompagner cette exposition par quelques improvisations de trompette à partir de différents types d’instruments ou de leurs embouchures seules. Les sons qu’il nous a offerts correspondaient à cette façon légère de créer un espace suspendu, des vibrations subtiles, une matérialisation furtive de l’air qui  semblaient résonner avec ce travail en gardant leur spécificité.

 

 Marie-Luce Thomas

Photos: Marie Luce Thomas et Alain Barthot

Site de l’artiste

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